Les chroniques de Tayiam

lundi 11 avril 2011

Déménagement

Pour de nombreuses raisons que je n'énumèrerai pas toutes, j'ai "déménagé" mon blog à l'adresse suivante : http://tayiam.over-blog.com/

L'une d'elles est que ma soeur, artiste en herbe, aurait aimé pouvoir participé avec moi à un blog qu'elle pourrait illustrer. Et comme j'adore ma petite soeur et que j'adore surtout ses dessins, j'ai sauté sur l'occasion.(Bon, c'est pas la seule raison, mais je n'ai pas envie de m'étendre là-dessus).

Mon premier billet est d'ailleurs le dernier que j'ai posté ici-même.

Le nouveau blog est le même en étant différent.

Tayiam, c'est moi. Mais, c'est aussi la base du concept "tayiam's family". Ma famille, qui autour de moi, m'enrichit.Et par là même, enrichit le blog.

Cette famille dans laquelle chacun a quelque chose à apporter.

Pour l'instant, je suis l'unique contributrice, par mes billets écrits. Ma soeur s'essaie à Photoshop et autres programmes pour rendre ses dessins "lisibles" sur le site (les scans de crayonnés, ça donne quand même moyennement bien, faut l'avouer).

Il faudra donc attendre quelques jours (semaines ?) avant de voir ses premières illus.

Mais, d'ici quelque temps, j'ai l'espoir que chacun, dans la famille, contribuera, à son niveau, au blog. Surprise, surprise.

D'ici là, je vous attends nombreux sur le nouveau blog...

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lundi 4 avril 2011

Les "seuls-sur-terre"

 

Il paraît que les gens ne sont pas plus « incivils » qu’avant (ça se dit, ça, incivils ?). C’est juste qu’on remarque les fois où ils le sont et non les fois où ils ne le sont pas. Ce serait l’un des corollaires de la loi de Murphy : la tartine ne tombe pas plus sur le côté confiture mais on ne relève pas ou moins lorsqu’elle tombe du « bon » côté.

Mouais.

Vous êtes moyennement convaincue. Votre tartine tombe toujours du côté confiot’.

Soit.

Mais, plus encore, vous avez vraiment l’impression que les incivilités augmentent. En êtes-vous plus sensible ? Peut-être. Ces gens, qui pensent à eux et ont un mal fou à voir les autres, vous les appelez les « seuls-sur-terre ». Et les « seuls-sur-terre », ça vous énerve !

Vous les connaissez, vous aussi ! Ce sont :

-          ceux qui se pressent devant les portes du métro et rentrent en bousculant ceux qui essaient désespérément de sortir ;

-          ceux qui marchent au milieu du trottoir avec moult sacs, et qui ne bougeraient pas d’un pouce pour vous permettre de ne pas devoir descendre sur la rue pour passer ;

-          ceux qui laissent leur charrette de supermarché en plein milieu de l’allée, en soufflant bien fort lorsque vous demandez « pardon » pour pouvoir passer ;

-          ceux qui s’arrêtent de marcher, tout d’un coup, sans raison et qui vous engueulent parce que vous leur foncez dedans (vous pouvez pas faire attention, non ?) ;

-          ceux qui vous foncent dessus parce que vous vous êtes arrêtée devant une vitrine pour regarder ce magnifique petit haut qui vous fait de l’œil (vous pouvez pas faire attention, non ?) (Ah, tiens, vous vous répétez…) ;

-          ceux qui se garent sur le trottoir, vous obligeant à vous contorsionner pour ne pas griffer leur voiture (oups, tant pis, l’avait qu’à mieux garer sa caisse) ;

-          ceux qui  descendent en quatrième vitesse le long des escalators, que vous êtes obligée de vous tenir à la rampe (qui bouge pas en même temps que ces foutus escaliers) pour ne pas valser tête la première ;

-          ceux qui vous coupent la route, sans prévenir, alors que vous suivez le chemin tracé par la foule ;

-         

La liste est encore longue !

Et vous les connaissez d’autant mieux, que parfois, c’est vous les « seuls-sur-terre » !

C’est comme ça que vendredi, vous qui aimez lire, vous avez suivi la foule à la sortie du métro, les yeux plongés dans « Hygiène de l’Assassin » d’Amélie Nothomb et vous avez foncé droit sur… Une personne aveugle avec une canne blanche.

Bien sûr, vous vous êtes confondue en excuses (surtout dans votre tête, vous étiez bien trop gênée pour vous éterniser)(mais, vous vous êtes excusée quand même, pour du vrai)(faudrait pas qu’on vous prenne pour une malpolie en plus d’être une « seule-sur-terre » !).

Néanmoins, ce monsieur a vraiment du se dire que les gens manquaient tous de respect ! Il n’a pas vu (c’est le cas de le dire, mais soit) les autres gens qui, autour de vous (enfin de lui) ont pris la peine de dévier leur chemin habituel pour lui laisser toute la place. Il ne sait pas qu’en temps normal, vous êtes attentive à ce genre de choses. Et que, pour une fois, vous étiez juste absorbée dans votre livre.

Alors, plus d’incivilités ou pas ?

Qu’en pensez-vous ?

Le débat est lancé !

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dimanche 3 avril 2011

L'autre est autre

 

Aujourd’hui, j’ai envie de pousser un coup de gueule, inspiré de ma formation sur la diversité dont je vous ai parlé il y a quelques jours.

Nous y avons vu que l’autre est autre. Par définition. Mais, on a trop souvent tendance à l’oublier.

On projette ses propres craintes/envies/projets/passé/autre sur la personne qui se trouve en face de soi. Pour le meilleur et pour le pire.

Est-ce normal ?

A tout le moins, est-ce assurément humain !

On le fait tous, plus ou moins consciemment, avec plus ou moins de conséquences.

Lorsqu’il s’agit de se mettre à la place de quelqu’un pour le juger ou le comprendre, on transpose sa propre personnalité sur l’autre. « Moi, à sa place ». On oublie trop facilement qu’on n’est justement pas « à sa place », mais à la nôtre.

Une grande part de ce que nous sommes vient de ce que nous avons vécu, de notre éducation, de la société dans laquelle on vit. En d’autres termes, nous sommes en train de parler d’acquis. Or, souvent, on finit par croire que cet acquis est la norme. Que tout le monde pense ou agit ainsi ou, plus précisément que tout le monde sait qu’il faut penser ou agir ainsi.

Il n’en est rien. D’où une très grande incompréhension de l’autre.

Nos sociétés occidentales sont en train de passer un cap extrêmement important pour l’avenir.

Elles connaissent une multi culturalité que peu de sociétés ont vécue jusqu’ici. Les différents camps (je déteste ce mot. Quels « camps » ? Moi, je suis de deux « camps « ? Devrais-je choisir ? Néanmoins, il reflète au mieux l’idée que je veux faire passer) se referment sur eux-mêmes, par une peur souvent due à une incompréhension de l’autre. Nos femmes et hommes politiques ferment les yeux. Ce sujet est devenu tabou.

D’ailleurs, dès que l’on aborde la question de la multi culturalité, et dès qu’on ose dire qu’un problème existe et qu’il faut le résoudre, on est taxé de racisme. Comme si la seule façon de « régler » ce problème était de « renvoyer l’autre de/sur son territoire ». Or, il va bien falloir faire avec ce qu’on a. Des solutions trop simplistes telles que « les étrangers n’ont qu’à rentrer chez eux » sont absurdes. Chez eux, c’est ici. Qu’on soit d’accord ou pas. La solution est donc ailleurs…

Il est temps que le monde politique affronte cette question sans œillère, sans langue de bois mais aussi avec une connaissance claire du problème, de ses origines, et de ses remèdes.

Une profonde réflexion doit avoir lieu. Et un profond changement de mentalité dans tous les « camps » concernés aussi.

Des campagnes politiques vont voir le jour tant en France qu’en Belgique. Cette question recevra-t-elle, enfin, la place qu’elle mérite ?

 

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lundi 28 mars 2011

Y a des jours comme ça

 

Y a des jours comme ça où rien ne va. Ou plutôt des jours où tout va de travers.

Aujourd’hui fut l’un d’eux.

Ce matin, je découvre avec joie que mon lecteur CD, déposé négligemment sur le sol de ma salle de bain, a fondu. Oui, oui. Fondu. A cause du chauffage électrique que ma sœur a utilisé hier pour réchauffer la pièce avant de prendre sa douche.

Bref, je me douche sans musique.

Premier RDV de la journée. Chez un médecin. Je passe sur le diagnostic un peu foireux (ce n’est pas parce que vous vous réveillez toutes les heures que vous dormez mal, madame). Par contre, j’avais plusieurs RDV sur la journée (et oui, j’avais pensé à regrouper les RDV au même hôpital le même jour). Je lui explique la situation. Je lui demande un certificat médical pour la journée. Elle me dit oui, oui. Je lui donne le document. Elle le complète et indique « MATINEE ». Je lui fais remarquer que j’en ai besoin pour toute la journée. Elle me répond « bah, vous n’aurez qu’à en demander un au prochain médecin ». Oui, sauf que j’en avais pris qu’un, de formulaire ! Moi qui me réjouissais des deux heures de break entre deux RDV qui allaient me permettre de faire un peu les magasins, je les ai passées dans le métro pour l’aller-retour à ma maison afin de me procurer de nouveaux formulaires pour le médecin de l’après-midi ! Youpie !

Second RDV pour ma sœur. Je rencontre une femme médecin… Espagnole. En soit, je me fiche de ses origines. Sauf que quand je paie pour une consultation, je veux au moins que le médecin comprenne ce que je lui dis et sache répondre à mes questions. Ce ne fut pas le cas ! Elle parlait un français plus qu’approximatif, elle ne comprenait pas la moitié de ce que je lui demandais. Je suis ressortie sans avoir la réponse à la seule question que je me posais avant le RDV… J’ai pris RDV chez un autre médecin (je ne peux pas faire confiance à un médecin qui n’est pas capable de répondre à mes questions).

Retour à mon chez-moi. Problèmes de métro. En pleine heure de pointe ! Ca vous donne une idée de la masse de gens qui se sont retrouvés coincés dans le même wagon de métro que moi !

Arrivée à la maison, avec 45 minutes de retard, petit papier jaune du médecin-conseil dans ma boîte aux lettres. Contrôle de mon absence au travail, couverte par certificat. Le médecin est venu à mon domicile durant mon absence. Je dois me rendre à son cabinet pour 18h. Sur le papier, un nom, une adresse et un numéro de GSM.

J’essaie de lui téléphoner pour lui expliquer la situation : je ne suis pas malade, j’avais des RDV médicaux à l’hôpital. Pas besoin de me voir pour ça. Mais, il me raccroche au nez, avant même que j’aie le temps de dire « bonjour ». Je reçois un SMS : « Je te rappelle plus tard ». Visiblement, le gentil docteur me confond avec quelqu’un. Ou alors, il a l’habitude de tutoyer ses patients…

Bref, je lui renvoie un SMS pour lui dire que j’aurais aimé lui parler avant de faire le déplacement jusqu’à son cabinet. Pas de réponse. Je pars donc à l’heure fatidique. J’arrive à ce cabinet, dans un coin sympa mais que je ne connaissais pas du tout. Je demande mon chemin à une demi-dizaine de personnes avant de trouver l’entrée. Je sonne. Pas de réponse. J’essaie encore. Toujours rien. J’envoie un dernier SMS au médecin le prévenant que je suis devant son cabinet. 18h05, coup de téléphone du fameux médecin qui m’annonce que j’ai du mal comprendre. Je lui dis, moyennement gentiment, que je ne vois pas ce que j’aurais pu mal comprendre : il a déposé une convocation dans ma boîte aux lettres me demandant d’être à son cabinet à 18h, ce que j’ai fait. Bref, il s’excuse, il n’est pas là. Mais, vu que je n’ai fait que des examens, pas besoin d’une consultation… AAAAAAHHHHHHH ! Et encore un déplacement pour rien.

Au final, j’ai passé près de 5 heures dans des transports en commun pour… RIEN !

Y a des jours comme ça où on ne devrait pas sortir de son lit et rester blotti bien au chaud sous la couette.

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mercredi 23 mars 2011

La diversité

 

C’est quoi la diversité ?

Hier, dans le cadre de mon boulot, j’ai assisté à une « formation » sur la diversité. En réalité, de formation, il n’en a point été question. La journée  a tourné en discussions plus ou moins stérile sur des questions de fond telles que l’homosexualité et le pape (enfin, ses propos, s’entend, sur l’homosexualité), ce qui a engendré un débat sur la liberté d’expression et ses limites parfois floues, le port du voile dans les lieux publics, la reconstruction de l’hymen, l’excision, le rapport Nord-Sud, les personnes handicapées, et j’en passe.

Je m’attendais à une longue diatribe sur le racisme. Bien sûr, le sujet a été amené sur la table. Mais, la diversité ne se résume justement pas à des questions de prétendue race et le débat a donc été bien au-delà. Tant mieux.

De mon côté, j’ai placé la discrimination dont on fait l’objet pour des raisons d’apparence physique : trop mince, trop grand, trop petit, trop gros, etc. Malheureusement, dans le droit belge, ce n’est pas un critère « protégé » de discrimination. Mais, les gens (de notre formation) ne m’ont pas regardée comme une attardée mentale de placer cette discrimination sur le même pied que celle que subissent les Noirs ou les nains.

Toutes les diversités ont été abordées. Toutes les discriminations. Leurs conséquences.

Mais le sujet n’a été qu’abordé.

N’empêche, je suis sortie de là sans connaissance en plus sur la diversité. Mais, avec des pistes de réflexions nouvelles.

Ainsi, le formateur a écrit une phrase qui m’a beaucoup interpelée : « Si l’autre est différent de moi, c’est que je suis différent de l’autre ».

J’aime cette façon de voir les choses. On replace la différence entre les deux êtres et non sur l’un des deux. Ce n’est pas l’autre qui est responsable de la différence. C’est l’autre ET soi. On a trop souvent tendance à l’oublier.

On a évoqué aussi la différence entre le « CROIRE » et le « SAVOIR ». On croit beaucoup de choses. « Le propre de l’homme c’est de croire » a dit je ne sais quel personnage célèbre (dont le pape). Et on croit savoir beaucoup de choses.

Pourtant, ce que j’estime du ressort du « SAVOIR » pourra paraître du ressort du « CROIRE » pour quelqu’un d’autre. Mettons face à face un marabout camerounais (enfin, je dis marabout, mais peut-être l’appelle-t-on soigneur ou sorcier ou druide ou… Que sais-je ?) à un médecin belge. Chacun a son propre savoir. Le savoir de l’autre paraîtra abscond voire insensé. Pourtant, chacun d’eux soigne. Avec des résultats parfois similaires et des méthodes diamétralement opposées. L’un se base sur la science, l’autre sur l’enseignement des ancêtres. Ils ont raison tous les deux. Ils savent tous les deux. Et pourtant, ils ne savent pas la même chose. Et ils ne reconnaissent pas forcément le savoir de l’autre comme universel. Alors, ces connaissances, c’est du « SAVOIR » ou du « CROIRE » ?

A méditer…


vendredi 18 mars 2011

Jour du Silence sur les Blogs

 

Je n’ai encore rien commenté au sujet de la catastrophe au Japon.

D’abord, parce que si je devais commenter toutes les catastrophes, je ne ferais plus que ça. Et je n’ai pas des masses envies de me tirer une balle dans la tête après 1 mois de commentaires sur chaque événement.

Ensuite, parce que je suis consciente que tellement de gens en parlent, que mon avis, dans tout ça n’aurait que peu de poids.

Mais, aujourd’hui, La Peste m’apprend que c’est le « Bloggers Day Of Silence (Jour du Silence sur les Blogs) » aux Etats-Unis afin de permettre à chacun d’afficher son soutien au Japon.

forjapanwithlove_blog

 

Alors, je relaie.

D’abord ceci, toujours de La Peste :

Groupon : pour chaque don à la Croix-rouge, Groupon double le montant offert. Sympa, l’initiative. Ca permet de pouvoir aider un groupe bien connu, la Croix-Rouge. On sait que nos dons serviront. A des choses utiles. De mon côté, cela me rassure. Et me donne envie de contribuer.

Puis, ceci, de Caro :

Un projet qui propose la vente aux enchères d’œuvre d’art. Les bénéfices seront entièrement reversés à l’association give2asia. Il y a de vraies perles parmi les œuvres. Et, surtout, il y en a pour tous les goûts.

 

Je voudrais conclure par un petit coup de gueule personnel : ouais, l’accident nucléaire, c’est grave, blabla. Mais, cela justifie-t-il que certains médias n’aient pas un seul mot, un seul article, un seul reportage sur les sinistrés du tremblement de terre et du tsunami ? Les Japonais qui vivent une vraies catastrophe humanitaire ne semblent pas assez vendeurs. Pas de bol pour eux, leur petit tremblement de terre, c’est pas grand chose par rapport au potentiel accident nucléaire.

Alors, oui, l’accident nucléaire me fait peur. (En même temps, j’ai la nauséeuse impression qu’on cherche à nous faire peur…). Mais j’aimerais quand même savoir comment se passe la vie pour les sinistrés. De quoi ont-ils besoin. Quelle assoc’ pourra au mieux les aider. Histoire de faire un don « sensé », qui pourra les aider le plus rapidement possible. La Croix-Rouge, à défaut de plus d’infos, me semble un bon compromis…

jeudi 17 mars 2011

Manger moins mais manger mieux ?

 

Est-ce finalement ce que propose le Docteur Z. ?

Si j’établis un petit bilan de mon zermattage, je dois bien admettre que je mange moins.

Je ne mange pourtant pas mieux. Pas encore. Je ne cherche pas à manger mieux, en tout cas.

Sauf que samedi, j’ai eu une envie de concombre comme j’en avais jamais eu ! J’ai pris autant de plaisir à manger des tranches de concombre nature que j’en aurais eu à manger un sorbet passion ! Et aujourd’hui, j’ai eu envie de salade iceberg. Je m’en suis enfilé un sachet (oui, du prédécoupé, prélavé de grande surface. En même temps, je ne me voyais pas laver et couper ma salade bio en plein milieu de mes collègues…). Quel délice !

Bref, j’ai suivi ces envies-là de la même manière que j’ai suivi mes envies de muffins, mousses au chocolat, tiramisu, biscuits, cookies, gratins, poissons.

J’ai décidé de ne plus différencier mes envies et d’essayer dans la mesure du possible de les suivre.

Lorsque j’entame un paquet de biscuit, je me dis que je peux en manger à l’infini, je m’en fiche. Bizarrement, depuis ce moment, après deux biscuits, je cale.

Pas je m’arrête ! Non, je cale. De la même manière que j’aurais calé il y a quelques mois après m’être enfilé la BOITE de biscuits !

Du coup, je culpabilise de moins en moins de manger ces aliments « interdits » par le passé. Moins je m’interdis, moins j’en ai envie, moins j’en mange !

Merveilleux, non ?

Mais, et le poids, dans tout ça ?

Ben, le poids s’en porte pas si mal. J’ai perdu 1,6 kg. J’en ai repris 1. Et là, j’en ai reperdu 1,1. Au final, on est donc à -1,7 kg. Alors que jusqu’à présent, je n’arrivais jamais à perdre du poids, sauf lorsque je faisais régime.

Et j’avoue que ça fait du bien au moral ! J’ai perdu 1,7 kg sans faire régime !

J’arrive enfin à stabiliser voire à perdre mon poids avec une méthode simple : je mange ce que je veux, quand je veux, en respectant les signaux que mon corps m’envoie (envie/pas envie et faim/satiété).

Plus besoin de calculettes ni de balance pour savoir exactement quoi manger, quand et comment.

C’est vraiment merveilleux !

Pas évident, par contre. Je ne veux pas qu’un lecteur puisse croire que c’est facile. Cela demande une réflexion sur soi. Et la motivation de changer. Cela force à se poser des questions. En un sens, c’est moins facile que de mesurer, peser, calculer.

Mais, ce qui me rassure, c’est que je SAIS, à présent, qu’un jour, cela deviendra enfin une évidence. Certains jours, d’ailleurs, (les jours IN), cela vient tout seul. Or, c’était ce qui m’angoissais le plus dans le discours des nutritionnistes : « Vous devrez faire attention à vie à ce que vous mangerez. En même temps, il n’y a pas de miracles ».

Et pourtant, si, il y en a un : le miracle du corps humain qui sait, de lui-même, ce dont il a besoin et en quelle quantité.

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vendredi 4 mars 2011

Salade de fruits, jolie jolie jolie

 

Quel regard portez-vous sur vous ?

C’est une question que je me pose souvent. Qu’est-ce que les gens pensent d’eux-même ?

Et je me doute que la réponse n’est pas la même d’un jour à l’autre.

Parce que, je ne sais pas pour vous, mais moi, je peux me trouver archi-laide un jour (à me demander comme le Chéri peut me trouver jolie) et potable un autre (mouais, ça va, cette jupe me mets un peu en valeur mais des kilos en moins, ce serait mieux) voire même carrément jolie (c’est vrai, j’ai des kilos en trop, mais, je suis bien proportionnée, j’ai des traits harmonieux, un joli visage et lorsque je mets certaines parties de mon corps en valeur, je peux être plus jolie que certaines filles minces).

Comment se fait-il que l’on puisse changer à ce point si vite d’avis ?

Comment se fait-il que des filles canons aient aussi des jours où elles se trouvent moches ?

Comment se fait-il que des filles moches se trouvent belles ?

Et d’ailleurs, comment se fait-il que les filles qui se trouvent belles sont souvent plus jolies que celles qui se trouvent moches, indépendamment de leur beauté « réelle » ?

C’est fou à quel point l’image qu’on a de soi se transmet aux autres.

Lorsque je me trouve jolie, en me réveillant, je sais que ce sera une journée où les gens me trouveront mignonnes. D’ailleurs, c’est ces jours-là que je reçois des compliments.

Comme si mes traits changeaient juste parce que je me trouve jolie ou non.

Et vous aujourd’hui, vous trouvez-vous jolie ?

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jeudi 3 mars 2011

Manger moins ? Vraiment ?

 

J’aime manger. Je l’ai déjà dit.

Zermati propose d’apprendre à manger moins. Pour réguler son poids.

Mais, je me rends compte que j’aime manger.

Je veux dire, vraiment. Beaucoup.

Depuis que j’essaie de zermater, je me répète au cours du repas que si je ne mange pas au-delà de ma faim, je pourrai revivre plus vite ce plaisir de manger.

Des fois ça marche. Des fois pas.

Parce que j’ai peur d’être en manque.

J’ai connu les privations de nourriture. Les périodes de diète. Les pains rassis. Les pâtes au fromage. Voire à l’eau. En dehors de période de régime.

J’ai connu les régimes aussi. Les privations de nourriture. Les périodes de diète. Les périodes sans féculents (plus jamais). Les protéines. Les points à calculer à chaque repas.

Et une partie de moi a gardé trace de tout ça. Et refuse de vivre à nouveau la même chose.

Bien sûr, je veux perdre du poids. Plus pour une question de santé que d’esthétique, mais ce n’est pas la question.

Bien sûr, j’aimerais devenir « normale ».

Mais, j’ai peur. Peur de me priver à nouveau.

Peur de me perdre encore une fois, au fin fond de mes kilos emmagasinés autour de mon être comme un mur qui me protège.

En réalité, je ne sais pas si j’ai peur de maigrir ou des changements que cela impose.

Certains jours, je me dis que je ne suis pas prête. Mais, ma santé est en jeu. Je ne peux pas tout laisser tomber. Et continuer à grossir. Et pourtant… Ce serait si facile.

 

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mercredi 2 mars 2011

Effort de manger

 

Aujourd’hui, difficile de résister, j’ai mangé des petits biscuits (Delacre ® pour ne pas les citer) le matin et en début d’après-midi.

A mon travail, lorsque l’on fête son anniversaire, la tradition est d’offrir « une douceur » (entendez par là, chocolat, biscuit, cake, gâteau, etc.). Deux anniversaires se sont succédés. Hier, on a eu droit à des pralines. Aujourd’hui aux fameux biscuits.

Autant, je n’avais pas envie de chocolat, hier et donc, j’ai résisté à la tentation, autant j’avais envie de biscuit aujourd’hui et me suis laissée séduire.

Je me jure que je ne parlerai plus de « crasses » en invoquant ces aliments. Et pourtant… Ce midi, j’ai dit à mes collègues : « j’ai envie de quelque chose de sucré pour rester réveillée cet après-midi. Mais, j’ai déjà mangé trop de crasses avec les biscuits ce matin et, en principe, j’ai bien mangé, donc je vais résister ».

Alors, point positif : j’avais envie de manger mais vraiment pas faim (je venais à peine de terminer mon repas). Et j’ai résisté.

Point négatif : j’ai résisté pour une mauvaise raison : c’était une crasse. En d’autres termes, si on m’avait proposé une orange, j’aurais sans doute accepté volontiers (puisque j’avais envie de manger). Or, je n’avais pas faim. Mais, mon cerveau refuse, pour le moment, d’accepter cette vérité.

Ca reste un effort très conscient.

J’espère qu’un jour, cela deviendra « normal » de ne pas manger quand je n’ai pas faim. Pour le moment, c’est un réel effort. Et je ne suis pas sûre d’être prête à faire beaucoup d’efforts en ce moment…

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