mardi 22 février 2011

Stop ou encore ?

Avez-vous déjà rencontré quelqu’un qui est mince et qui ne fait pas attention à son poids ?

Pendant un temps, j’ai pensé que c’était impossible. Les filles minces DEVAIENT faire attention. D’ailleurs, si j’étais grosse, c’était parce que j’étais incapable de faire attention. J’étais donc une incapable. CQFD.

Et pourtant, je vis avec l’exemple même que, si, il y a des filles minces qui ne font pas attention ! Ma sœur.

Elle a un IMC dans la limite inférieure de la moyenne. Et pourtant, elle ne se prive de rien.

Alors, après avoir mis des années à m’en rendre compte, j’ai décidé de lui demander son secret. Parce que bon, hein, oh ! Y a pas de raisons : je fais pas attention et je suis grosse, elle fait pas attention et elle est mince. Il doit y avoir un truc. Je veux dire, c’est pas possible que ce soit juste la nature qui lui a donné le « don » d’être mince, quoi !

D’abord, avouons-le, elle a été désarçonnée par ma demande. Elle n’y avait jamais vraiment réfléchi.

Puis, un jour, à table, elle nous dit : « j’ai tellement bien mangé que je ne pourrais plus manger de dessert ».

Moi : « Bah, c’est pas grave, tu le mangeras tout à l’heure »

Elle : « Ouais, mais c’est nul, j’en ai envie maintenant »

Moi : « En même temps, on a toujours de la place pour un dessert »

Elle : « Ah oui ? Moi, non. Lorsque j’ai assez mangé, je ne saurais plus avaler quoi que ce soit »

De là, est partie une discussion sur le fait de continuer à manger ou pas lorsqu’on n’a plus faim. J’ai l’impression que nos limites « gastriques » ne se situent tout simplement pas au même endroit.

Elle, quand elle a mangé ce dont elle a besoin, elle ne peut plus rien avaler. Moi, c’est lorsque j’ai mon estomac sur le point de déborder que je ne peux plus rien avaler.

Bien sûr, elle pourrait se forcer à ingurgiter encore une ou deux bouchées lorsqu’elle a atteint cette limite. Mais, ce serait inconfortable par la suite.

Moi, je ne suis plus capable de manger quoi que ce soit, sous peine de vomir lorsque j’ai atteint cette limite. Et c’est de toute façon inconfortable.

Evidemment, cette discussion est arrivée en même temps que mes lectures « zermatiennes ».

Je dois donc me rendre à l’évidence : il est temps de découvrir cette autre limite : celle de la faim et de la satiété. Un chemin pas évident tous les jours.


Commentaires sur Stop ou encore ?

    Oui, un grand sujet. Maintes fois abordé avec une amie qui a des réflexions qui rejoignent les tiennes, sachant que je fais partie de la catégorie de ta sœur (heureux sort j'en conviens). Je crois que le travail sur soi passe par la connaissance : faim, satiété, rôle caché de la nourriture ...

    Posté par Fille hérisson, samedi 26 février 2011 à 14:29 | | Répondre
  • Réponse à Fille hérisson

    Tu as bien de la chance de faire partie de cette catégorie. Je te souhaite, surtout, de le rester !

    C'est, en effet, un sujet souvent abordé par les personnes souffrant de surpoids. D'autant plus que la société a tendance à stigmatiser les ronds à ce sujet, ces gens incapables de faire attention à ce qu'ils mangent (ce n'est pourtant pas si compliqué, blablabla).

    Posté par Tayiam, lundi 28 février 2011 à 16:37 | | Répondre
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