dimanche 3 avril 2011

L'autre est autre

 

Aujourd’hui, j’ai envie de pousser un coup de gueule, inspiré de ma formation sur la diversité dont je vous ai parlé il y a quelques jours.

Nous y avons vu que l’autre est autre. Par définition. Mais, on a trop souvent tendance à l’oublier.

On projette ses propres craintes/envies/projets/passé/autre sur la personne qui se trouve en face de soi. Pour le meilleur et pour le pire.

Est-ce normal ?

A tout le moins, est-ce assurément humain !

On le fait tous, plus ou moins consciemment, avec plus ou moins de conséquences.

Lorsqu’il s’agit de se mettre à la place de quelqu’un pour le juger ou le comprendre, on transpose sa propre personnalité sur l’autre. « Moi, à sa place ». On oublie trop facilement qu’on n’est justement pas « à sa place », mais à la nôtre.

Une grande part de ce que nous sommes vient de ce que nous avons vécu, de notre éducation, de la société dans laquelle on vit. En d’autres termes, nous sommes en train de parler d’acquis. Or, souvent, on finit par croire que cet acquis est la norme. Que tout le monde pense ou agit ainsi ou, plus précisément que tout le monde sait qu’il faut penser ou agir ainsi.

Il n’en est rien. D’où une très grande incompréhension de l’autre.

Nos sociétés occidentales sont en train de passer un cap extrêmement important pour l’avenir.

Elles connaissent une multi culturalité que peu de sociétés ont vécue jusqu’ici. Les différents camps (je déteste ce mot. Quels « camps » ? Moi, je suis de deux « camps « ? Devrais-je choisir ? Néanmoins, il reflète au mieux l’idée que je veux faire passer) se referment sur eux-mêmes, par une peur souvent due à une incompréhension de l’autre. Nos femmes et hommes politiques ferment les yeux. Ce sujet est devenu tabou.

D’ailleurs, dès que l’on aborde la question de la multi culturalité, et dès qu’on ose dire qu’un problème existe et qu’il faut le résoudre, on est taxé de racisme. Comme si la seule façon de « régler » ce problème était de « renvoyer l’autre de/sur son territoire ». Or, il va bien falloir faire avec ce qu’on a. Des solutions trop simplistes telles que « les étrangers n’ont qu’à rentrer chez eux » sont absurdes. Chez eux, c’est ici. Qu’on soit d’accord ou pas. La solution est donc ailleurs…

Il est temps que le monde politique affronte cette question sans œillère, sans langue de bois mais aussi avec une connaissance claire du problème, de ses origines, et de ses remèdes.

Une profonde réflexion doit avoir lieu. Et un profond changement de mentalité dans tous les « camps » concernés aussi.

Des campagnes politiques vont voir le jour tant en France qu’en Belgique. Cette question recevra-t-elle, enfin, la place qu’elle mérite ?

 

Posté par tayiam à 16:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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